Publié dans Economie

Commerce - La Grande île relance ses exportations

Publié le jeudi, 11 septembre 2025

La validation finale de la Stratégie nationale d’exportation (SNE) a marqué la journée consacrée au commerce extérieur organisée hier à Anosy par le ministère de l’Industrialisation et du Commerce (MIC). Parallèlement, le ministère a approuvé la stratégie de communication de l’Accord de partenariat économique (APE) Madagascar-UE. Le programme PADEIR a soutenu l’événement. La SNE résulte de huit mois de travaux collaboratifs. Le MIC, le secteur privé et plusieurs ministères y ont participé. La stratégie vise à renforcer les filières porteuses, à améliorer la compétitivité des produits malagasy et à valoriser l’image de Madagascar à l’international.

Un plan d’actions prioritaires et un mécanisme de suivi accompagnent sa mise en œuvre pour garantir des résultats concrets. La stratégie adopte une vision régionale et mondiale. L’APE complète cette dynamique. Signé en 2008 et ratifié en 2012, l’accord favorise la libéralisation des échanges et l’intégration économique. La stratégie de communication, élaborée avec le PADEIR et le 11e FED, aide les entreprises locales à mieux accéder aux marchés et à saisir de nouvelles opportunités.

Investissements 

Pour Beantanana Eric, consultant à la Banque mondiale, la transformation du commerce extérieur exige une approche coordonnée et transversale. « Au-delà d’un commerce cloisonné, il faut coordonner l’éducation, les infrastructures, la connectivité et les autres secteurs économiques », explique-t-il. Le ministère du Tourisme a élaboré ses contenus lui-même, montrant l’implication directe des acteurs concernés. Trois leviers principaux orientent la stratégie. Le premier consiste à promouvoir les investissements directs étrangers et nationaux pour stimuler les exportations. Le second repose sur les infrastructures et la connectivité. Sans transport fiable, les produits n’atteignent pas les marchés internationaux. Madagascar manque encore de flotte maritime capable de livrer de grandes quantités. Le troisième levier cible le développement du capital humain et le transfert de technologies pour favoriser la montée en gamme des produits. Le consultant précise que Madagascar exporte aujourd’hui des produits bruts, souvent sans marque ni emballage. « Il faut investir dans le packaging, le branding et le storytelling », insiste-t-il. Il recommande aussi de former des spécialistes en marketing et en négociation commerciale pour compléter la chaîne productive et transformer les ambitions en succès concrets. Isidore Razanakoto, directeur général du commerce, rappelle que les exportations 

suivent des règles depuis longtemps. Les produits principaux se répartissent entre minerais, textile et agrobusiness. Les marchés clés concernent les Etats-Unis, l’Europe et la Chine. L’objectif consiste à diversifier vers d’autres pays. « La diversification demande du temps et une coopération entre tous les acteurs. L’application concrète de la stratégie reste l’élément le plus important. Les produits malagasy méritent d’occuper pleinement leur place sur le marché international », conclut-il.

 

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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